SELLIES AVOCAT

ARISTOPHIL : Une première vente décevante

“La préparation prime l'action.” Voilà une maxime qui semble avoir été oubliée lors de la première vente des œuvres ARISTOPHIL.

Déjà repoussée grâce à l’intervention d’associations et de notre cabinet, cette vente est l’exemple type de ce qui est déjà considérée, dans le milieu des commissaires-priseurs, comme l’archétype de la vente précipitée*. Même la presse n’a pu que constater ce manque de préparation.*

Les raisons de cette précipitation, principalement et évidements financiers, ne seront pas étudiées ici.

Sans entrer dans les arcanes de ce complexe et sulfureux dossier, il est important de rappeler les principes généraux devant régir l’ensemble des ventes des œuvres indivises appartenant aux nombreuses victimes d’ARISTOPHIL :

 

  • des appels d’offres, permettant une véritable concurrence entre les maisons de ventes pour la revente des œuvres ;
  • l’intervention des plus grands spécialistes ;
  • une communication basée sur la transparence pour éviter tout risque de collusion.

 

Tous ces principes tendent vers une seule finalité : revendre au mieux les œuvres détenues par les victimes d’ARISTOPHIL.

La vente du 20 décembre n’a pourtant respecté aucun de ces principes. En effet, les démarches indispensables, au vu de l’importance des œuvres proposées, n’ont pas été réalisée à temps (voir l'article sur les " Trésors nationaux"). L’opérateur de vente a décidé de cesser d’informer les vendeurs. Les principaux experts ont été écartés. Cette vente nous montre bien qu’un opérateur de vente ne peut s’improviser spécialiste dans un domaine qu’il ne maîtrise pas.

Heureusement pour les victimes d’ARISTOPHIL, suite notamment aux dénonciations de notre cabinet et de de l’association qu’il représente, le ministère de la culture a été informé de ces faits et a conseillé à l’opérateur de vente, in extremis, de retirer de la vente les œuvres majeures (SADE et BRETON).

L’opérateur de ventes n’ayant probablement aucun acheteur sérieux pour ces manuscrits (l’opérateur de ventes ne possède pas la clientèle spécialisée et la publicité fut bien trop tardive) a accepté de retirer ces œuvres de la vente.

Devant ce revirement, l’opérateur de ventes a simplement informé, après la vente, que les choix stratégiques ne pouvaient être compris par les représentants des victimes.

Face à ce premier « fiasco », il est indispensable que l’ensemble des acteurs du dossier en tirent les conséquences nécessaires afin d’éviter qu’il ne se reproduise.

Mais le plus inquiétant est l’inaction de nombreux intervenants aux dossiers. L’Etat a même dû se substituer à ces derniers pour « sauver » les victimes d’ARISTOPHIL en retirant les œuvres majeures de la première vente.  

Le cabinet a alors saisi le Commissaire du gouvernement afin de condamner et surtout faire cesser les pratiques d’un opérateur de vente qui ne se soucient apparemment pas du sort des victimes d’ARISTOPHIL.

 

*Pour consulter des articles de presse relatifs à cette vente, cliquez ICI

6 thoughts on “ARISTOPHIL : Une première vente décevante

  1. MENACHE FREDERIC

    Bonjour ,

    Je suis moi même une victime et je pense que l’on doit laisser les principales associations qui représentent les victimes d’ Aristophil vendre ou choisir le vendeur .
    Je pense que cette affaire est l’une des plus grosse arnaque organisée légalement, nous n’ avons jamais porté plainte contre Aristophil et donc ces auteurs devront nous payer le capital plus les intérêts annuel mentionnés dans les contrats plus les frais occasionnés.
    Il ne faut pas oublier que la plupart des investisseurs sont de petits épargnants qui ont mis leurs économies toute une vie.

    Fin de citation

  2. MOURER

    Bonjour
    Merci pour vos informations et éspèrons que 2018 nous ramènerons
    de meilleurs nouvelles !
    Meilleurs Voeux à Vous aussi.

  3. Messié

    Maitre
    Qu’elles sont les solutions pour éliminer ce commissaire-priseur du circuit ? Car a mon avis il y a eu faute professionnelle.
    Il faut que les investisseurs se mobilisent,nos manuscits ont de la valeur.
    Recever , Maitre , mes sincères salutations.

    1. admin Post author

      Deux possibilités s’offrent à nous: un accord de tous les représentants des investisseurs ou, plus long couteux et incertain, une action en justice.

  4. Chauvin

    Bonjour,
    Meilleurs Vœux pour 2018 !
    Que savez-vous sur le devenir de « Antoine de Saint Exupéry » ?

    En vous remerciant pour votre retour.

    Bien à vous,

    1. admin Post author

      Cher Monsieur,
      Il existe de nombreuses oeuvres d’Antoine de Saint Exupéry: certaines sont détenues en indivision et d’autres en « AMADEUS ». S’agissant des AMADEUS vous avez le choix de déterminer vous même la maison de vente qui sera compétente. Concernant les indivisions, c’est l’administrateur qui a la charge d’organiser les reventes. Une oeuvre d’Antoine de Saint Exupéry a déjà été vendue lors de la vente du 20 décembre.

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